Théâtre Les Halles

Sierre / 027 452 02 97 / www.theatre-les-halles.ch

Désalpe

par la Compagnie LEon

Théâtre

vendredi, samedi 10, 11 février 19H30 / Dimanche 12 février 18H00

texte et supervision artistique Antoine Jaccoud
jeu Françoise Boillat, Stella Giuliani et Isabelle Meyer
musique Quatuor Dacor (Daniel Brunner, Valentin Faivre, Jacques Henry et Jacky Meyer)
son Fabian Schild
lumière Dominique Dardant
costumes Isa Boucharlat

illustration

DESALPE raconte la détresse des tribus et des corporations des Alpes – hôteliers, moniteurs de ski, et l’ensemble des métiers intéressés à l’exploitation de ce qu’on a longtemps appelé « l’or blanc » – devant la fin de la neige, qui a entraîné avec elle la fin de leur commerce, et du socle même de leur existence. Ils avaient certes vu les signes précurseurs de ce phénomène au fil des ans, mais, confiants dans la puissance de leurs canons (à neige), et aveuglés par leurs longtemps juteux bénéfices, ils ne l’ont, comme on dit, pas vu venir. Maintenant descendus dans la plaine (« en haut, c’est foutu »), donc complètement à plat, voire même raplapla, ils disent tout haut ce paradis perdu, rappellent les services rendus aux touristes hollandais comme aux français, et nous demandent l’asile, reconnaissant à mi-voix s’en être mis plein les poches tout de même.
Trois comédiennes et quatre musiciens, corps des plaines et cors des Alpes (quel autre instrument aurait pu chanter cela ?), incarnent ce monde englouti – dans la fiction du théâtre tout au moins, et plutôt mal en point dans la réalité.

DÉSALPE schildert die Not der Sippen und Korporationen der Alpen – Hoteliers, Skilehrer und all jene, die ein Interesse an der Nutzung dessen hatten, was man lange Zeit « das weisse Gold » nannte – angesichts des Endes des Schnees, das auch das Ende ihres Berufs und ihrer Existenzgrundlage mit sich brachte. Natürlich hatten sie die Vorzeichen dieses Phänomens im Verlauf der Jahre erkannt, doch zuversichtlich ob der Kraft ihrer (Schnee-)Kanonen und geblendet von ihren langjährigen saftigen Profiten, hatten sie es, wie es so schön heisst, nicht kommen sehen. Jetzt sind sie ins Tal hinunter gekommen (« da oben ist alles futsch »), vollständig am Boden zerstört, und erzählen lauthals von diesem verlorenen Paradies, erinnern an die Dienste, die sie den holländischen und französischen Touristen erwiesen haben, und verlangen Asyl, geben aber halblaut zu, sich die Taschen gefüllt zu haben.